Vous cherchez quelque chose ?

Faut-il anticiper la fin de Facebook pour le webmarketing ?


Avec Facebook Ads, Facebook a quasiment révolutionné la publicité en ligne et est devenu incontournable dans les stratégies des webmarketeurs. Mais le numéro un des réseaux sociaux continuera-t-il sur cette lancée ? Faut-il penser à un après-Facebook ?

Facebook et webmarketing

Au cours des dernières années, Facebook s’est progressivement imposé comme l’un des principaux canaux de communication pour les annonceurs. Avec le développement de Facebook Ads, le réseau social aux 1,712 milliard d’utilisateurs actifs par mois est en effet passé du statut de simple trombinoscope, à celui de véritable mastodonte du web, rivalisant avec Google sur de nombreux segments, notamment sur celui de la publicité en ligne. Pour nombre d’analystes, Facebook a carrément révolutionné le webmarketing en rendant accessibles à tous, de nouveaux outils de gestion des campagnes publicitaires qui répondent plus spécifiquement aux attentes des différents profils d’annonceurs. Toutefois, s’il est vrai que Zuckerberg réussit aujourd’hui là où beaucoup de ses  prédécesseurs se sont cassé les dents, on résiste difficilement à l’envie de se questionner sur la viabilité de l’actuel modèle économique de Facebook. Sans avoir la prétention de jouer les oracles, nous vous proposons donc à travers cet article, une petite analyse de la machine de guerre que représente aujourd’hui le premier réseau social au monde, ainsi qu’un petit essai de projection sur son importance dans le webmarketing de demain.

Quand Facebook lance son système de gestion de campagnes publicitaires en ligne, c’est avec l’ambition clairement affichée de rentabiliser son activité en valorisant son réseau d’utilisateurs dont la croissance n’en finit pas de battre des records. Quand on a plusieurs centaines de millions d’utilisateurs mensuels de par le monde, on a en effet de quoi attirer les annonceurs, et ce d’autant plus quand on propose de nouveaux outils de ciblage et d’analyse des métriques. C’est en substance ce qu’offre Facebook Ads qui, au fil des années, n’a fait que se perfectionner, tout en donnant la possibilité à de nombreux outils de bid-management de se développer, pour le plus grand plaisir des annonceurs. De façon concrète, il est aujourd’hui possible de diffuser des annonces ciblant :

  • Ses clients effectifs
  • Les simples visiteurs
  • Les internautes dont le profil est similaire à celui de ses clients effectifs
  • Les internautes dont le profil est similaire à celui d’abonnés réactifs à sa newsletter

Très vite, Facebook est ainsi devenu un acteur incontournable du marketing en ligne, concurrençant directement Google Adwords, les Ad Exchanges et les autres systèmes déjà bien installés. Et il n’y a qu’à regarder les derniers chiffres publiés par le réseau social pour s’en convaincre. Pour le compte du deuxième semestre de 2015, la maison a en effet annoncé un CA record de 4,042 milliards de dollars, dont 95% ont été générés par la publicité sur le réseau social.

Alors que Google détient, avec Android, le système d’exploitation mobile le plus populaire au monde, c’est bel et bien Facebook qui semble tirer le plus gros avantage de la révolution mobile de ces dernières années. En effet, en plus de changer littéralement les habitudes des internautes, la généralisation de l’utilisation des téléphones portables et tablettes a également redistribué les cartes entre les géants du web. Et avec son milliard d’utilisateurs mobiles quotidiens, Facebook semble avoir résolument pris les choses en main. Un nombre de connexions qui prend d’autant plus d’importance quand on l’associe au fait que l’appli mobile du réseau social parvient à capter, grâce à son fil d’actualité et à ses différentes fonctionnalités, environ 25% du temps des mobinautes. Pour les annonceurs, cette portion de temps souvent considérée comme perdue est une aubaine que les publicités natives de Facebook permettent d’exploiter au maximum. Et si l’on en croit les nombreuses analyses récentes sur le sujet, cette tendance ne devrait que s’accentuer au cours des années à venir.

Mais le monstre tentaculaire qu’est Facebook s’attaque aussi, sans réserve aucune, aux autres segments de la publicité en ligne. En effet, alors que, selon les analystes, les investissements publicitaires en ligne atteindront des niveaux inégalés au cours des prochaines années, le réseau social s’installe aux avant-postes en devenant, après YouTube, la deuxième plateforme mondiale de partage de vidéos. Mieux, à travers Facebook Ads Manager, les annonceurs ont désormais la possibilité de créer et de diffuser des campagnes publicitaires ciblées autour de contenus vidéo,  associés ou non à du texte. Inutile d’ajouter qu’ici, comme sur les autres segments, le réseau social de Zuckerberg réussit mieux que ses prédécesseurs et les autres réseaux sociaux proposant des solutions similaires.

Il y a quelques années, suite à une entrée en bourse quelque peu catastrophique, de nombreux analystes ont prédit la mort prématurée du réseau social qui ne possédait à l’époque « que » quelques centaines de millions d’utilisateurs. Aujourd’hui, la réelle question que se pose presque tout le monde est plutôt : « Jusqu’où ira Facebook ? ». En effet, en acquérant successivement Instagram et Whatsapp, l’entreprise a clairement affiché sa volonté d’éliminer progressivement toute concurrence sur les petits sous-secteurs où elle est distancée. En prime, ces acquisitions sont également, pour le réseau social, l’occasion d’étendre son influence et de vendre ses publicités en ligne sur de nouvelles plateformes. Ainsi, après les campagnes Instagram programmables depuis le gestionnaire de publicités de Facebook, les annonceurs devraient bientôt avoir la possibilité de diffuser leurs publicités sur Whatsapp, comme le laisse assez clairement entendre l’annonce faite le 25 août dernier et le changement de la politique de confidentialité de l’appli de chat. Quant aux réseaux concurrents qu’il ne parvient pas à s’offrir, Facebook se charge de les écraser progressivement en développant leurs outils à sa propre sauce. Il suffit, pour s’en convaincre de voir à quelle vitesse Facebook Live, l’application le vidéo en direct du réseau social, a rapidement relégué Périscope (application similaire développée par Twitter), au second plan. Un autre exemple révélateur de cette stratégie est l’existence, quoiqu’éphémère, de Slingshot, lancée pour concurrencer Snapchat que Facebook avait tenté en vain de racheter il y a quelques années. A ce rythme, faire du marketing en ligne sans Facebook risque d’être bien complexe.

Mais la machine à gagner de Facebook ne connaît pas que des succès fulgurants. En effet, en plus de Slingshot déjà évoqué plus haut, de nombreuses autres applis développées en interne par le réseau social, n’ont connu qu’une vie éphémère. Dans le lot, on peut notamment citer Facebook Places, concurrent mort-né de Google Maps, Graph Search, moteur de recherche interne, Facebook Deals, développé pour concurrencer Groupon, ou encore Facebook Commerce développé pour favoriser le développement du social commerce. Mais ces nombreux échecs n’ont clairement pas émoussé les ardeurs du géant américain qui continue de développer de nombreux nouveaux outils pour optimiser l’expérience de ses utilisateurs et renforcer son intérêt auprès des annonceurs. Et ce ne sont pas les nombreuses récentes améliorations apportées à Facebook Ads Manager qui nous font mentir sur ce point.

Pour ceux qui, après ce long exposé, s’interrogent encore sur la viabilité du modèle économique de Facebook, nous pouvons, sans grand risque, affirmer que le géant américain a encore de belles heures en tant que numéro un des réseaux sociaux. Avec une capitalisation boursière record de 356 milliards de dollars atteinte fin juillet,  le réseau social possède en effet de quoi nourrir ses ambitions gargantuesques et étendre son influence. Et il y a fort à parier qu’avec les projets d’envergure comme internet.org et Free Basics, ainsi que le développement de la réalité virtuelle, l’importance de Facebook dans les stratégies de webmarketing ne fera que s’accentuer au cours des années à venir.

Au terme de ce petit tour d’horizon, on prend aisément le pari que la bonne question pour tout bon webmarketeur n’est plus vraiment de savoir si Facebook continuera d’avoir une aussi grande importance dans les stratégies de développement en ligne des entreprises modernes. Il s’agirait plutôt, à notre avis, de savoir comment suivre la croissance fulgurante de ce réseau social d’un autre genre, afin d’en tirer toujours le meilleur. Pour ça, Seolius reste votre partenaire de choix avec des dossiers complets et des analyses pratiques de ce qui marche VRAIMENT sur les réseaux sociaux et sur le web.


Si vous ne trouvez pas la chronique correspondante à votre recherche, c'est peut-être l'occasion de la rédiger ;-)

Proposer ma chronique

Aimez-vous cet article ?

Nos réseaux préférés

Ajouter un commentaire