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Facebook déclare la guerre aux racoleurs


Cet article a été revu et mis à jour la dernière fois le 11 Août 2016 à 11:57

Facebook va combattre le « clickbait » en mettant en place un nouvel algorithme sur sa plateforme capable de reconnaître les titres racoleurs.

Facebook clickbait

Pour ceux qui ne le savent pas, le terme anglais « clickbait » (« appât à clic » ou « Piège à clics ») est utilisé pour désigner ces titres d’actualité racoleurs, voire mensongers, qui visent à inciter le lecteur à cliquer en suscitant sa curiosité. Le but du clickbait étant naturellement de générer le maximum de clics  et d'encourager la diffusion d’un contenu sur les réseaux sociaux. Il s’agit de titres d’articles du style : « Cet homme se fait attaquer par un chien, ce qui va suivre ensuite va vous étonner ». Avant de découvrir – après avoir cliqué bien sûr – qu’il s’agit en fait d’une histoire banale d’un homme qui a eu peur de se faire mordre par un chien.

Pour Facebook, les clickbaits « retiennent intentionnellement des informations cruciales, ou trompent les internautes, les obligeant à cliquer pour trouver la réponse ». Une pratique que le roi des réseaux sociaux a décidé de combattre en mettant en place un nouvel algorithme sur sa plateforme capable de reconnaître les titres racoleurs. Les phrases les plus couramment utilisées dans les titres considérés comme « clickbaits » seront identifiées par l’algorithme et déclassé. Par exemple, le fameux « ce qui va suivre va vous étonner » sera indésirable sur le réseau social. 

Facebook a commencé à se pencher sur cette question depuis le mois d’avril dernier, lorsque son algorithme a commencé à évaluer des signaux comme le temps passé sur une page donnée. Toutefois, « si cette mise à jour a aidé, nous voyons encore des pages qui misent sur les titres clickbait, et les gens continuent de nous dire qu'ils préféreraient voir des titres explicites qui les aident à décider du temps qu’ils veulent passer sur un sujet, au lieu de perdre leur temps sur des clics inutiles », déclare l'équipe de Facebook.

Vu que les titres d’articles clickbait suit à peu près le même schéma, l'algorithme de Facebook va baser son évaluation sur deux éléments: « (1) si le titre retient les informations requises pour comprendre ce qu’il y a dans le contenu de l'article; et (2) si le titre exagère l'article pour susciter des attentes trompeuses chez le lecteur ».

Il faut aussi souligner que Facebook n’est pas la seule plateforme où les lecteurs se plaignent du clickbait. En effet, sur la plupart des médias ces titres sont également pratiqués à plus ou moins fortes doses. Alors certains éditeurs, sites ou internautes se sont eux aussi lancés dans la chasse au clickbait. C’est notamment le cas du compte Twitter « Un clic en moins » qui a décidé de fournir aux internautes l'information retenue par les éditeurs du site pour leur éviter de cliquer sur les titres racoleurs. Le compte Facebook « Stop Clickbait » s’est lui aussi donné la même mission salvatrice.        

La guerre menée par Facebook contre les « appâts à clic » a débuté en 2014. A l’époque, la firme avait tenté en vain de limiter ces articles. L’idée était de pénaliser les publications qui avaient un fort taux de clics, tout en étant très peu partagés ou commentés. L’objectif reste le même, sauf que cette fois-ci Facebook va utiliser un algorithme beaucoup plus puissant pour détecter et pénaliser les publications en cause. L'algorithme va aller plus loin en fichant les pages et les domaines qui publient des volumes élevés de contenu clickbait, et ceux-ci seront sanctionnés.

Toutefois, Facebook offre un chemin de rédemption : une fois que les pages concernées cesseront de publier, du contenu clickbait, l'algorithme va de nouveau mettre en avant leurs publications dans les fils d’actualités. Le communiqué officiel indique également que la plupart des Pages Professionnelles ne seront pas affectées par ce changement.

Cette nouvelle mesure de Facebook montre à quel point le contenu de qualité est en train de devenir la norme. Il ne suffit plus de poster simplement "quelque chose" et d’espérer que "quelqu'un" va le lire. Le marketing de contenu devient une sorte de champ de bataille; et la fourniture de contenu de qualité devient la principale stratégie gagnante dans cette bataille. Et la plupart des éditeurs semblent l’avoir compris, même Upworthy, le plus célèbre adepte du clickbait !


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