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10 grandes marques qui ont été pénalisées par Google


L'année a déjà été bien remplie avec de grandes marques frappées par des pénalités Google.

Ce fut d'abord Rap Genius, frappé si fort que vous ne pouviez pas le trouver sous son propre nom. Ensuite vint la pénalité suspectée d'Expedia qui peut avoir restreint son trafic. Mais c'est aussi un air familier. La grande marque viole les règles de Google, a des problèmes, mais finalement revient dans les bonnes grâces de Google, avec ce qui peut sembler, s'être fait virtuellement taper sur les doigts.

Ci-dessous, dans l'ordre chronologique inverse, voici une liste de grandes marques frappées par des pénalités Google au fil des années, pour différents motifs. Quelques manquements aux règles n'étaient même pas intentionnels.

Rap GeniusRap Genius demanda aux blogueurs d'ajouter des liens à ses contenus musicaux. En échange il tweetait les posts de ces blogueurs. Après cet échange apparu à la veille de Noël 2013, le chef de l'équipe antispam de Google, Matt Cutts, déclara que Google allait enquêter sur Rap Genius.

Le jour de Noël, Rap Genius fut pénalisé par Google, et ne fut plus référencé en première page en cherchant son propre nom. Rap Genius perdit aussi du trafic pour les recherches liées à la musique. Après avoir travaillé pour enlever les "liens non naturels", la pénalité de Rap Genius fut levée par Google dix jours plus tard.

  • Quand : Décembre 2013
  • Manquement : Liens non naturels
  • Pénalité : La quasi-totalité du site dégradée du référencement en première page des résultats de Google ; pas référencé sous son propre nom
  • Durée de pénalité : 10 jours

Mozilla C'est vrai, Mozilla - qui offre la populaire source libre du navigateur Firefox - a été pénalisé par Google. Mais à la différence de Rap Genius, c'était une situation extrêmement spécifique - une unique page d'un contenu généré par les utilisateurs fut considérée comme trop diffuseuse de spams pour être incluse.

La situation apparut après que Mozilla ait reçu une notification manuelle d'action - c'est-à-dire un message de Google, qu'un vérificateur humain de spams décida que quelque chose méritait de recevoir une pénalité.

Soucieux d'un message disant "Goggle a appliqué une action manuelle antispam à votre site", Mozilla chercha de l'aide sur les forums des webmasters Google. Google clarifia rapidement la situation, en disant qu'une seule page de Mozilla avait été impactée. Une pénalité Google similaire concernant le contenu d'UGC arriva à Sprint un mois plus tard. Et dans un cas légèrement connexe, tout Digg fut brièvement rétrogradé par Google, après une erreur faite par Google, qui n'impacta qu'une seule page. 

  • Quand : Avril 2013
  • Manquement : Spam UGC
  • Pénalité : Une seule page apparemment dégradée dans le positionnement
  • Durée de pénalité : non applicable, car la page fut retirée

BBC Google a pénalisé la respectée British Broadcasting Corporation ? . Comme pour Mozilla, la pénalité ne concernait qu'une seule page, considérant cette fois que des "liens non naturels" pointaient vers elle.

La situation apparut après que la BBC ait reçu une notification manuelle d'action. Comme Mozilla, la BBC chercha de l'aide sur les forums des webmasters Google, ce qui poussa Google à répondre que la pénalité impactait un article. Il n'est pas évident de savoir comment cela fut résolu, car la page en question ne fut jamais indiquée. La pénalité fut probablement levée par Google dans un bref délai.

  • Quand : Mars 2013
  • Manquement : Liens non naturels
  • Pénalité : Une simple page apparemment dégradée dans le positionnement
  • Durée de la pénalité : Inconnue

Interflora Comme pour Rap Genius, Interflora se trouva pénalisée par Google, n'étant plus référencée sous son propre nom, ainsi que pour de nombreuses recherches génériques autour des fleurs. Pourquoi ? Google lui-même ne donna jamais une raison officielle pour avoir pénalisé Interflora, comme c'est assez normal en cas de pénalité, et Interflora ne dit rien non plus.

Cependant, Google lança rapidement un avertissement contre le contenu "d'annonce publicitaire" qui n'utilise pas les balises no-follow (ne pas suivre) ou d'autres méthodes pour les robots, afin que les liens dans de tels contenus ne véhiculent pas le bénéfice du positionnement. Après avoir apparemment retiré quelques liens, la pénalité d'Interflora fut levée après 11 jours. Notons au passage que Google n'agit pas sévèrement contre un certain nombre de fleuristes en ligne, accusés deux ans plus tôt d'acheter des liens.

  • Quand : Février 2013
  • Manquement : Probablement des liens payés dans des annonces et peut-être ailleurs
  • Pénalité : Presque tout le site dégradé dans le référencement en première page des résultats de Google ; non référencé sous son propre nom.
  • Durée de pénalité : 11 jours

Overstock Overstock rencontra des problèmes avec Google, après qu'un concurrent découvrit qu'il proposait des remises aux écoles, en échange de liens entrants sur le site Overstock. Ces liens menaient vers des produits particuliers, comportant des textes avec des ancres spécifiques, ce qui aida Overstock à être bien référencé pour des mots comme "aspirateurs" et "paniers-cadeau". Le Wall Street Journal, probablement averti par le même concurrent qui signala Overstock à Google, souligna que ce dernier avait été affecté par la pénalité.

Overstock fut si satisfait de voir sa pénalité levée deux mois plus tard, qu'il l'annonça par un communiqué de presse. Overstock déclara que l'impact avait réduit ses revenus de 5 %, et fit un rapport pour les investisseurs avec le SEC dans les semaines qui suivirent. Il déclara aussi que la pénalité avait impacté "négativement" son chiffre d'affaires, pour le premier et second trimestre de 2011, dans son rapport annuel.

  • Quand : Février 2011
  • Manquement : Liens payés, sous forme de remises en échange de liens de retour sur le site
  • Pénalité : Le site presque entier dégradé du référencement en première page des résultats de recherches Google ; garda probablement son référencement sous son propre nom
  • Durée de pénalité : 2 mois

JC PenneyUn article du New York Times expliqua comment le détaillant JC Penney achetait apparemment des liens pour obtenir un meilleur référencement sur Google. L'article contenait même une rare confirmation par Google du manquement aux règles. Lorsque l'article fut publié, JCP avait déjà été pénalisé.

On ignore si JCP disparut vraiment sous son propre nom, mais il chuta pour beaucoup de mots génériques relatifs aux produits qu'il vendait. Après avoir nettoyé les liens payés - et blâmé sa société de SEO pour ce désordre - JCP retrouva de nombreux référencements de qualité après 90 jours.

  • Quand : Février 2011
  • Manquement : Liens payés
  • Pénalité : De nombreuses pages dégradées dans le référencement en première page des résultats Google.
  • Durée de pénalité : 90 jours

4) Washington Post et liens de vente

Washington PostEn octobre 2007, Google apporta un changement important, en déclarant que si des sites vendaient des liens à d'autres, dans le but d'aider au référencement sur Google, les vendeurs eux-mêmes pourraient être frappés d'une pénalité. Peu après, de nombreux sites furent pénalisés, incluant Forbes, Engadget, et celui qui sera la tête d'affiche pour cette action, le Washington Post.

À la différence des exemples cités plus haut, ces sites ne perdirent pas de rangs sur Google, bien que Google se réservât le droit de le faire. C'est-à-dire que vous pouviez toujours trouver leurs pages d'accueil et beaucoup de leur contenu dans les recherches Google.

Au lieu de ça, les sites virent la valeur de leur PageRank (positionnement de page) réduite. Le PageRank est une valeur importante que Google attribue aux pages web, et l'un des nombreux facteurs dont il tient compte pour référencer les pages. Cela signifie que certains de ces sites peuvent avoir subi une baisse de trafic. Cependant, le plus grand impact fut la baisse des points de leur PageRank, ce qui les fit apparaître comme des sites moins intéressants pour y acheter quelque chose - une façon pour Google de "dévaluer" le marché de la vente de liens.

  • Quand : Octobre 2007
  • Manquement : Vente de liens
  • Pénalité : La valeur de la PageRank chuta de PR7 à PR5
  • Durée de pénalité : Date de restauration incertaine ; probablement au bout de plusieurs mois. Actuellement PR8

BMW La dissimulation (cloaking) est une technique qui consiste pour un site à montrer une chose aux robots automatiques de recherches, appelés crawlers, et autre chose aux visiteurs humains. Goggle n'aime pas la dissimulation, et considère qu'il s'agit d'une offense punissable. Et le cloaking entraîna l'une des premières pénalités contre une grande marque, quand le site allemand de BMW fut ciblé.

Google retira le site entier. Ce fut une grande nouvelle à ce moment-là. Cela souligna ce qui continue à poser problème à Google. Lorsque ça se produisit, j'écrivis que Google devrait rapidement restaurer le site, car les internautes s'attendaient à le trouver. Trois jours plus tard, BMW était de retour.

  • Quand : Février 2006
  • Manquement : Dissimulation
  • Pénalité : Site retiré
  • Durée de pénalité : 3 jours

WordPress Attendez, le programme aimé par tant de blogueurs, celui que nous utilisons même ici pour notre Land Marketing - WordPress, fut pénalisé par Google pour spam ? Ouais.

Voilà un moment, quand WordPress était jeune, il servit d'hôte à des pages d'une compagnie tierce, qui recherchait de meilleurs référencements. Ces référencements étaient plus faciles à obtenir si les articles étaient contenus dans le site populaire WordPress lui-même. Ces pages avaient aussi des liens cachés vers d'autres contenus.

Andy Baio repéra ce qui se passait, et chaos et discussions s'ensuivirent rapidement. Le fondateur de WordPress, Matt Mullenweg, venait juste de partir en vacances en Italie. Il lui fut ainsi difficile de réagir face à cette situation. Mais assez vite, il déclara qu'il s'agissait d'une mauvaise expérience publicitaire, et présenta ses excuses.

  • Quand : Mars 2005
  • Manquement : Pages Doorway (embrasure de porte)
  • Pénalité : La page d'accueil du site ne fut plus référencée sous son propre nom ; le PageRank fut réduit de PR8 à néant ; les autres pages "intérieures" ne furent pas affectées
  • Durée de pénalité : 2 jours

SearchKingD'accord, vous pouvez arguer que SearchKing n'est pas une grande marque à la différence de celles de la liste ci-dessus, donc où est la liste des 10 que vous avez promis ? Détendez-vous, le bonus ci-dessous vous comblera. Mais SearchKing est l'une des premières et plus fameuses pénalités, qui déclencha un procès jugeant que Google avait largement le droit de faire ce qu'il voulait avec ses résultats de recherche.

SearchKing - à l'époque un petit moteur de recherche - soutenait le "PR Ad Network" (réseau d'annonces), une façon pour les gens d'acheter et de vendre des liens, dans l'espoir d'obtenir un meilleur référencement sur Google. Google n'aima pas ça, et en septembre 2002 rétrograda le niveau de PageRank de SearchKing de PR8 à PR4. En retour, cela amena SearchKing à poursuivre en justice Google, à propos de cette rétrogradation, en octobre 2002.

L'année suivante, un juge établit que les listes de Google - incluant son choix de donner ou non un bon PageRank - étaient des opinions de Google, et donc protégées contre les interférences du gouvernement par le Premier Amendement de la Constitution des États-Unis. Environ quatre ans plus tard - et après que SearchKing ait abandonné le modèle de vente de liens - il retrouva son niveau de PageRang, atteignant actuellement PR7.

  • Quand : Septembre 2002
  • Manquement : Vente de liens
  • Pénalité : La page d'accueil du site ne fut pas référencée sous son propre nom. Le PageRank fut abaissé de PR8 à néant ; les autres pages "intérieures" ne furent pas affectées.
  • Durée de pénalité : 3 ans et 7 mois

Beaucoup de sites spamment Google intentionnellement, et cela peut inclure quelques grandes marques. Mais certains sites rencontrent des problèmes sans volonté de nuire. Ils peuvent faire des choses sans aucune intention d'aller à l'encontre des règles de Google, et pourtant ils se retrouvent du mauvais côté de la loi Google.

Il n'y a pas de meilleure illustration que Google lui-même, qui a engagé cinq fois une action contre lui-même, pour manquements concernant le classement, depuis l'achat de liens jusqu'à la dissimulation. Pour en savoir plus, nous vous invitons à lire l'article complémentaire sur notre site Search Engine Land : 5 Times Google Penalized Itself For Breaking Its Own SEO Rules

Pourquoi Expedia n'est-il pas sur la liste ci-dessus ? C'est parce qu'il ne s'agit pas d'une pénalité confirmée. Celle d'Interflora ne fut jamais officiellement confirmée non plus. Mais à la différence d'Expedia, la page d'accueil d'Interflora disparut de Google pendant si longtemps que cela fut effectivement la confirmation qu'elle avait subi une grave pénalité.

On a suspecté qu'Expédia était impliqué dans l'achat de liens. Cependant, ni Expedia ni Google ne confirmeront qu'il a été pénalisé pour cette raison. Tout ce que nous savons, c'est qu'après que des liens inhabituels pointant vers Expedia furent remarqués, la visibilité d'Expedia sur Google sembla décliner, bien qu'on continuât à le trouver sous son propre nom.

Donc une pénalité ? Peut-être. Ou peut-être que Google a entrepris le nettoyage des liens suspectés d'être payés. En les retirant de l'équation du classement, cela a pu signifier qu'Expedia ne remplissait plus certains critères.

Quand on a interrogé le Directeur d'Expedia ce mois-ci, lors d'une présentation des revenus, à propos d'une pénalité, il a esquivé, ne répondant pas directement à la question, mais déclarant à la place que le trafic année après année venant de Google - qu'il appela un "grand partenaire" - continue à augmenter.

Qu'en est-il des suspicions concernant le fait qu'une grande banque anglaise de Halifax a subi une pénalité ? Ou concernant plusieurs autres marques suspectées d'avoir été pénalisées, des rumeurs ont circulé ces dernières semaines ou à peu près, provenant de diverses origines.

Pour faire court, il est souvent difficile de confirmer si quelqu'un a officiellement subi ou non une pénalité. Puisque Google ne le dit presque jamais, il est difficile de faire des conjectures solides. Une page d'accueil disparaissant est souvent un bon signe, mais cela peut être provoqué par d'autres raisons. Un graphique indiquant que la visibilité d'un site plonge dans les recherches pourrait être le signe d'une pénalité, mais il pourrait également y avoir d'autres raisons.

Cela concerne aussi les tuyaux venant de concurrents, qui ont leurs propres motivations pour cibler certaines compagnies. Ajoutez à cela le fait que si nous écrivions à propos de tous les sites que Google pénalise, ou qu'il est suspecté d'avoir pénalisés, nous ne parlerions que de ce sujet.

Pour aller plus loin, nous chercherons à écrire sur des sites qui ont été pénalisés quand il y a quelque chose de particulièrement remarquable à propos de situations particulières, ou de nouvelles leçons suivant les précédentes apprises dans les exemples ci-dessus, ou de nouvelles infractions vraiment uniques.

Cet article est une prose traduite de Danny Sullivan, fondateur éditeur de Marketing Land. Il est une autorité largement citée dans les moteurs de recherche et le marketing de recherche, sujets dont il couvre le périmètre depuis 1996. Danny est aussi responsable en chef de contenu pour Third Door Media, qui publie Marketing Land et produit le SMX: Search Marketing Expo conference series. Il tient un blog personnel appelé Daggle (et y rédige sa page de révélations). On peut le trouver sur Facebook, Google +, et en microblog sur Twitter à @dannysullivan.


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