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Liens payants : quelques éclaircissements


Cet article a été revu et mis à jour la dernière fois le 18 Avril 2015 à 04:23

Quelle est la définition du lien payant pour Google : « tous liens payés générant du PageRank destinés à améliorer son positionnement sur Google ». Aucune précision supplémentaire n'est fournie.

Les critères pris en compte par Google sont similaires à ceux que la Federal Trade Commission utilise pour définir une relation contractuelle payée en nature. En d'autres termes, les liens obtenus moyennant un transfert d'argent sont pénalisés par le moteur de recherche. Il en est ainsi des liens acquis par l'intermédiaire d'un don.

Liens payants par Google

Des interrogations subsistent toutefois face à ce discours ci-dessus : on ne sait en effet toujours pas si un lien acquis sous forme d'un don ou d'une location est susceptible de pénalités. On se doute cependant qu'un lien échangé contre un don définitif est considéré comme du spam. Dans le cas de la location, le doute subsiste, mais il est clair que les liens obtenus ainsi peuvent générer du PageRank. Par ailleurs, un don ne se fait pas forcément en échange d'un lien. Par exemple, un cadeau offert à un journaliste dans le cadre d'une conférence de presse ne signifie pas nécessairement qu'il doit écrire un article et pointer des liens vers un site particulier. Il semble pourtant que Google considère les liens obtenus de cette manière comme du spam.

Bien que la définition par Google des liens payants est sujette à différentes interprétations, voici quelques points importants. En premier lieu, un lien payant est un lien obtenu de manière explicite contre de l'argent. C'est le cas le plus répandu, mais également celui ne présentant aucun risque d'ambiguïté. Ensuite, un lien obtenu contre un cadeau ou un don est considéré comme un lien payant.

Un lien emprunté est également apparenté à un lien payant même s'il n'est généralement pas acquis à titre définitif. Google ne fait en effet pas de différence entre un cadeau et un emprunt. Google considère comme spams tous liens monnayés de quelque manière que ce soit. Proposer une offre quelconque afin d'obtenir un lien en retour est ainsi tout simplement interdit. Enfin, il révèle que la notion de surprise est aussi prise en compte pour différencier un bon lien d'un mauvais. Il est ainsi normal qu'un journaliste reçoive une invitation à une projection de film tandis qu'il est surprenant qu'un autre reçoive une somme d'argent pour le même événement. Le lien qui sera produit par ce dernier sera alors considéré comme un lien acheté. En cas de doutes, il est recommandé de ne pas insérer un lien si une quelconque rémunération est proposée en échange.

Les explications de Google sur la définition des liens payants ont toujours été assez vagues. Le chef d'équipe antispam de Google s'est toujours contenté de laisser planer le doute sur les pratiques du moteur de recherche à ce sujet. Si on sait en quelque sorte ce qu'il faut éviter, on ne sait pas, par exemple comment fait Google pour faire la différence entre un lien payé et un autre qui ne l'est pas. Les référenceurs sont de ce fait nombreux à craindre des pénalités ainsi qu'une perte de position dans les pages de résultats. Pour cause : Google leur affirme que les liens transférant du PageRank à leur site peuvent également être la source de leurs sanctions.

On se souvient par ailleurs d'un cas similaire il y a un an d’ici. Un journal en ligne avait remarqué que son PageRank avait diminué. Il en avait alors demandé les raisons à Google. Matt Cutts leur a donc envoyé un mail mentionnant une chute de plus de 30 % du PageRank à cause d'une violation des consignes pour webmasters. Il détaille sa réponse en mentionnant que des liens non naturels ont été détectés sur le site. Son équipe aurait d'ailleurs reçu un rapport de spam provenant d'un vendeur de liens et confirmant le viol des consignes Google. Matt Cutts invite donc le journal à rechercher le webmaster ayant acheté les liens sponsorisés et démontre par la même occasion que des liens qu'on ne considère pas comme suspects peuvent l'être aux yeux du moteur de recherche.

Buzzea est une entreprise web spécialisée dans l'achat ainsi que la vente de liens. Elle oeuvre dans le but de permettre à des blogs de rémunérer leur contenu à travers l'insertion de liens pointant vers des sites d'annonceurs. Ces derniers sont alors certains d'améliorer leur référencement dès la mise en place des liens, notamment grâce à la notoriété de certains blogs. Dans ses consignes aux webmasters, Google interdit pourtant ce genre de pratiques. En effet,  le moteur de recherche n'apprécie pas l'achat ou la vente de liens dans le but de favoriser son référencement. Il a alors incité les sites concernés à procéder à la suppression des liens incriminés sous peine de pénalités. Le site Buzzea a quant à lui été contraint d'arrêter ses activités.

Avec le durcissement des règles de référencement, il s'avère que les webmasters sont de plus en plus nombreux à tenter ce genre de pratiques. Améliorer son référencement naturel est devenu si difficile que l'achat de liens sponsorisés apparaît bien vite comme une solution. Toutefois, comme le cas de Buzzea l'a démontré, tromper Google devient également de plus en plus difficile. Pour rappel, le moteur de recherche définit le positionnement d'un site en fonction de sa notoriété. Cet élément dépend du nombre de visiteurs ainsi que du nombre de sites ayant pointé un lien vers lui. La fiabilité de ces éléments implique cependant que les liens obtenus n'ont pas été achetés.

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