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Améliorer le chargement des pages pour une optimisation SEO


Comment évaluer la vitesse de chargement d'une page web ? Quels sont les meilleurs outils de mesure ? L'optimisation SEO passe en effet par une amélioration du temps de chargement des pages et donc d'un diagnostic de performance précis.

Chargement de page : ce qu'il faut prendre en compte

Mesurer le chargement de page nécessite la prise en compte d'un certain nombre d'éléments. Le plus important d'entre eux est sans aucun doute le TTFB ou Time To First Byte, qui mesure la performance du serveur ou d'une superposition CDN. Il fournit des informations intéressantes dans la mesure où il est par exemple possible de déterminer le temps écoulé entre le clic de l'internaute sur l'URL et le premier octet de données envoyé. Vient ensuite le DOM ou Document Object Model qui est la structure HTML du site. Le chargement du DOM est effectif lorsque l'intégralité du contenu HTML est envoyée vers le navigateur de l'internaute avec les CSS et JavaScript chargés. Il faut par ailleurs savoir que plus il y aura de contenus HTML — JavaScript, Ajax, etc. — plus le temps de chargement de la page sera long.

Parmi les autres éléments à considérer, on trouve le Critical Render Path qui désigne le moment où tout le contenu devant être affiché est chargé dans la page du navigateur. Il est généralement considéré comme sensible étant donné que le contenu au-dessus du pli s'affiche plus vite que le reste de la page et peut cacher la lenteur du chargement. Le visiteur peut dans ce cas croire que l'affichage est plus rapide ; or, Google n'apprécie pas ce type de manipulation. Autre point à prendre en compte : l'entête qui n'apparaît pas dans le navigateur. L'entête inclut en effet souvent les éléments ayant une incidence avec le rendu des éléments de la page. Il est ainsi courant que son temps de chargement soit plus long, mais comme pour le Critical Render Path, il y a un léger décalage entre l’arrivée des premiers octets et le chargement intégral de la page. Enfin, le Full Page Render, désignant le chargement intégral du contenu et de ses différents rendus, est le dernier élément à considérer.

Chargement de page : ce qu'il faut prendre en compte

Par ailleurs, il faut savoir qu’il est possible de segmenter l’ensemble de ces événements par type d’appareil utilisé. En référencement, le trafic des ordinateurs, des smartphones ou des tablettes est en effet important puisqu’il diffère d’un appareil à l’autre. Si possible, il est même recommandé de créer différents segments pour les tablettes, iPhone ou appareils Android en fonction du marché ciblé. Dans ces conditions, il est certain que les périodes durant lesquelles la vitesse de chargement est évaluée diffèrent suivant les conditions de connexion et le type d’appareil utilisé. Par exemple, un réseau 3G offrira des temps de chargement moindres par rapport à un autre 4G ou Wifi.

Il faut également savoir que l’optimisation du temps de chargement peut être segmentée de la même manière, notamment grâce à l’utilisation simultanée de requêtes parallèles multiples. La méthode est cependant limitée et particulièrement dépendante du navigateur utilisé. L’optimisation du temps de chargement dépend en outre de plusieurs domaines ou sous domaines.

Voilà à quoi ressemblent les requêtes parallèles en cours d’analyse :

Requêtes en parallèles analyse SEO

Quels sont les événements qui devraient m’inquiéter en référencement ?

Google prend particulièrement en compte le premier octet chargé (TTFB) ainsi que le Critical Render Path. Ces deux éléments sont mesurés en temps réel au moment de l’indexation et Googlebot analyse régulièrement l’affichage de l’en-tête pour déterminer le temps réel de chargement de page.

Il faut également savoir que dès le départ, Google sait que le rendu d’une page est nécessaire pour lutter contre le spam : le CSS utilisé sur les blocks de texte présentant du contenu suroptimisé a longtemps été une pratique black hat remise au goût du jour. De plus, le JavaScript servant à améliorer l’expérience utilisateur, et dont l’usage n’est pas le même que celui fait par Googlebot, est également utilisé par les spammeurs pour tromper les moteurs de recherche. Ce type de raisonnement est toutefois peu à peu oublié, notamment à cause des risques de sanctions dues à une suroptimisation. Il faut ainsi prendre conscience des avantages que l’on peut avoir si on laisse Google crawler les contenus suroptimisés et invisibles des internautes.

D’autre part, les lecteurs de SEL se souviennent sûrement que Google a retiré de ses pages de résultats de recherche les URL contenant une image sur leur page de rendu.

Quand on procède à l’évaluation des seuils TTFB et Critical Render Path, il faut penser en premier lieu à mesurer la moyenne puis optimiser autant que possible. Pourquoi ces deux étapes ?

L’optimisation du temps de chargement d’une page est souvent difficile. Il est ainsi important de mettre en place des repères dès le lancement du processus à mesure que l’outil d’évaluation est réglé à sa capacité maximale. Le « SEO Boost » n’est possible que si les erreurs susceptibles d’affecter la mesure sont corrigées. Comment procéder ? En visant un comportement de rebond réduit.

Le comportement de rebond réduit

Une croyance répandue dans les forums SEO veut que Google utilise les données de son outil Analytics pour déterminer le temps de chargement d’une page. Évidemment, ce n’est pas vrai puisque Google n’utilise pas de données analytics dans son algorithme. Google Analytics est en effet loin de répondre aux critères requis par Google pour l’amélioration de son algorithme de recherche. Toutefois, Google l’utilise également dans son algorithme pour des raisons juridiques.

Cette croyance ne cesse cependant de se répandre auprès de nombreux éditeurs de sites web qui remarquent une relation évidente entre la perte de performance sur Google Analytics et la perte de positionnement dans les pages de résultats de recherche. Comment est-ce alors possible ? La réponse est simple : Google sait exactement à quel moment un internaute clique sur un lien dans les SERP. Si le visiteur clique sur un lien qui se charge lentement, sa réaction sera de revenir à la page de résultats et de chercher un autre lien. Le précédent lien sera donc naturellement considéré comme peu pertinent ou présentant un temps de chargement trop long. Google est également en mesure de savoir si la dernière URL cliquée a été visitée par l’internaute.

Pour les sites présentant un temps de chargement lent, ce type de comportement est susceptible de se produire sur tous les résultats renvoyant aux annonces importantes. Ce genre de comportement de masse est exactement le genre de tendance qui va, non seulement entraîner des résultats individuels rétrogradés, mais également pénaliser le nom de domaine. Ce dernier sera en effet de mauvaise qualité et certainement pénalisé par un filtre Google.

En fin de compte, il y a donc un certain nombre d’aspects de l'algorithme de Google qui sont déclenchés par des sites à faible temps de chargement. L’un des facteurs déclencheurs — des retards de TTFB – limitera à coup sûr l’atteinte d’une performance de référencement maximale.

Quel impact sur le référencement ?

L’impact sur le référencement dépend de deux variables : la première se résume en une performance optimale du domaine tandis que la seconde est l'amélioration de la vitesse de chargement acquise.

Si un site est particulièrement visible dans les pages de résultats de recherche grâce à un fort trafic vers le domaine, un retard dans le temps de chargement – même de quelques millisecondes - peut suffire à faire pencher les tendances de comportement des utilisateurs contre votre site par rapport à vos concurrents. Cette tendance aura un effet boule de neige, et le classement sera inévitablement négatif. Étant donné qu’il s’agit d’un problème majeur, il est important de le résoudre le plus tôt possible surtout si le site est nouvellement lancé.


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