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La nouvelle version de Maps vaut-elle le détour ?


Les éditeurs de sites web ont quelque peu été déroutés par la nouvelle version de Google Maps. Si Google a voulu que son outil soit plus interactif et plus intelligent, il semble toutefois que son utilisation nécessite un léger temps d'adaptation.

Google améliore Maps

Voilà un article de Moz qui vaut le détour. Nous avons donc traduit leur article pour le présenter à notre communauté SEO francophone.

Google a commencé le déploiement du nouveau Google Maps il y a quelques mois. Diverses améliorations ont ainsi fait leur apparition au sein de l'outil : une carte entièrement interactive pour afficher des informations en un clic, un champ de recherche plus performant, de nouvelles images et une amélioration de l'outil à chaque modification apportée par l'utilisateur. S'il paraît plus simple à utiliser, le nouveau Maps présente toutefois un temps de chargement beaucoup plus lent que sur la précédente version. L'expérience utilisateur s'en trouve ainsi amoindrie.

Plutôt que de mentionner les investissements consentis par Google dans ce produit, il est plus intéressant d'envisager un temps d'adaptation à son utilisation. Les commerçants, entreprises et marques sont en effet nombreux à s'en servir et il vaut mieux essayer de le maîtriser que de chercher une solution certainement moins performante. Voici donc ce qu'il faut savoir sur le nouveau Google Maps.

Modification de l'URL de base

Le nouveau Maps utilise une structure d'URL différente de celle utilisée dans la précédente version. Même les paramètres classiques de l'outil ont été modifiés avec l'apparition des hashbangs utilisés par le navigateur pour afficher les contenus. La nouvelle structure de l'URL de base ressemble ainsi à cette illustration :

En plus de ces modifications, des paramètres supplémentaires relatifs aux requêtes locales sont également apparus.

Les modificateurs d'URL

Sans tenir compte des performances, le nouveau Google Maps introduit deux nouveaux modificateurs d'URL : le /am=t et le by:experts.

Le /am=t génère un classement des entreprises localisées dans une région définie et considérées par Google comme pertinentes par rapport au mot-clé recherché. Ce classement est l'équivalent de la liste présente sur le panneau gauche de la version classique de Maps. Il est cependant plus accessible grâce à l'URL directe. À noter que am=t doit toujours être placé après / et avant les modificateurs de hashbang sous peine de voir ses recherches échouer.

La fonctionnalité by:experts donne un aperçu des entreprises examinées par des experts de Google+. Il s'agit de l'équivalent du power reviewers ou de l'authority reviewers sur le Local Search Ranking Factors. Aussi longtemps qu'on se souvienne, c'est la première fois que Google révèle publiquement qui sont les power users. Il se pourrait ainsi qu'une étude basée sur la corrélation entre le PageRank, la présence et le volume des avis voit le jour dans un avenir proche. Toutefois, pour avoir accès au profil de ces experts, il faut disposer d'un compte Google+ et être connecté bien qu'il soit certainement possible de contourner ce problème.

La combinaison du /am=t et du by:experts offre la possibilité d'accéder à des résultats particulièrement utiles pouvant constituer la base d'une campagne d'influence ciblée.

Les packs de résultats locaux et le vide laissé par tbm=plcs

Récemment, un professionnel du référencement a remarqué que Google bloquait l'accès aux résultats localisés depuis une recherche Google. Beaucoup de rank-trackers reposaient cependant sur ces résultats de requêtes.

Trouver une alternative à ce paramètre dans le nouveau Google Maps est assez difficile en sachant que la structure de l'URL contient un élément adapté sur mesure à chaque URL. Heureusement que les packs de résultats locaux sur une page de résultats classique ont leur propre fenêtre prédéfinie avec la largeur, la hauteur et le niveau de zoom pouvant être modifiés en fonction des besoins.

À noter que pour la requête « Plan pour les agents immobiliers » à laquelle le paramètre /am=t a été rajouté, les résultats obtenus sont différents de ceux qui apparaissent dans le pack. On ne sait pas pourquoi l'ordre a été modifié à ce niveau, mais il semble apparemment que Google souhaite mélanger les résultats dans les packs avec les résultats organiques et les algorithmes de Maps. Il est également possible que ce changement soit dû à l'aspect de la fenêtre carrée sur le /am=t, ce qui donne un résultat différent au niveau de l'apparence des pages de résultats primaires. Une astuce consiste à laisser les @lat, Ing et paramètres de zoom en-dehors de l'URL pour laisser Google les générer automatiquement.

Voici par exemple une modification qu'il est possible d'appliquer : https://www.google.com/maps/search/realtors/am=t/data= suivi de !3m1!4b1!1srealtors!2sSeattle,+WA!3s0x5490102c93e83355:0x102565466944d59a ou de !3m1!4b1!4m5!2m4!3m3!1srealtors!2sSeattle,+WA!3s0x5490102c93e83355:0x102565466944d59a (capture d'écran). Le résultat devrait ressembler à l'image ci-dessous :

La longue chaîne commençant par 0x et se terminant par 9a désigne l'ID du centre de gravité de la zone dans laquelle se fait la recherche. Par ailleurs, cette fonctionnalité ID est également affichée par Google Mapmaker grâce à une URL semblable à http://www.google.com/mapmaker?gw=39&fid = {} your_fid. Il est possible de trouver facilement cette chaîne en tapant l'URL : https://www.google.com/maps/place/seattle, WA +. Il suffit ensuite d'actualiser le navugateur et de copier l'URL obtenu à partir de la fin. La partie la plus difficile consiste à déterminer le hashbang qui génèrera l'ordre des résultats, mais il semble qu'il n'y a aucune solution à ce problème jusqu'à aujourd'hui.

Actuellement, la combinaison de hashbang la plus courte, soit !3m1!4b1, est celle offrant les résultats les plus proches de ceux utilisés par tbm=plcs bien qu'ils ne soient pas identiques à 100 %.

La combinaison de hashbang la plus longue - !3m1!4b1!4m5!2m4!3m3 – semble quant à alle renvoyer vers les résultats de recherche locale sur Google+. À noter : l'apparition de l'icône en forme de punaise.

Rechercher la visibilité dans les pages de résultats

Avant l'arrivée du not provided, beaucoup de membres de la communauté SEO ont incité les commerçants et dirigeants d'entreprise à freiner leur obsession pour les classements individuels et à rechercher plus de visibilité dans les pages de résultats. On se rend désormais compte que la bataille en vue d'arriver numéro un dans les SERP a été un gaspillage de ressource insensé. L'arrivée des améliorations au niveau de la recherche locale ne font d'ailleurs que conforter cette idée. Les études portant sur le heat map révèlent que le premier résultat du carroussel est loin d'être dominant et qu'une photo de profil Google+ peut être mieux positionnée qu'une autre qui se contentera plutôt d'une sixième ou d'une septième place. Être classé numéro 1 dans le carroussel ne donne d'ailleurs pas les mêmes avantages qu'être classé numéro 1 dans les pages de résultats organiques.

La disparition de la liste du volet gauche sur la nouvelle version de Google Maps dait encore plus fort puisqu'il est impossible de classer visuellement les entreprises quelle que soit la méthode d'observation de la carte.

Quid du mobile ?

Étant donné que Google tend à s'éloigner des résultats classés dans sa version sur ordinateur, il est fort probable que les classements plus élevés soient plus importants dans la recherche mobile. Avec la part de marché grandissante des smartphones et appareils mobiles, il est certain que cette tendance continuera d'augmenter.

L'arrivée des Knowledge Panels au niveau des résultats de recherche n'a pas été des plus subtiles. Non seulement Google tente de cette manière d'organiser le monde de l'information, mais il s'efforce également de condenser l'affichage des SERP sur de plus petits écrans comme ceux des Google Glass, Google Watch ou appareil Android.

La nécessité d'être numéro 1 n'a ainsi jamais été aussi forte que sur Google Maps puisque les utilisateurs y effectuent un nombre incalculables de recherche chaque mois. La liste est par ailleurs complètement cachée et un internaute lambda peut très bien penser que le seul résultat se résume à celui affiché sans comprendre que le classement se fait de droite à gauche.

Conclusion

Si la nouvelle version du Google Maps présente quelques lacunes en termes de temps de chargement et donc d'expérience utilisateur, il faut savoir qu'il contient des outils particulièrement utiles et beaucoup plus pertinents pour améliorer sa visibilité dans le cadre d'une recherche locale. Le nouveau Maps anticipe de plus le passage au tout mobile avec de nouvelles fonctionnalités spécialement dédiées.

Plutôt que d'essayer de revenir à l'ancienne version de Maps, il est donc préférable d'essayer d'assimiler les nouveaux outils proposés par cette nouvelle version. Les résultats, que ce soit dans la recherche locale ou dans la recherche classique, peuvent en effet être plus pertinents.


Si vous ne trouvez pas la chronique correspondante à votre recherche, c'est peut-être l'occasion de la rédiger ;-)

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