Vous cherchez quelque chose ?

Passage à l'IPv6 : quelles conséquences sur le référencement ?


Cet article a été revu et mis à jour la dernière fois le 30 Août 2017 à 08:57

L'adresse IPv4 est en passe d'être définitivement remplacée par l'IPv6. De nouvelles adresses continuent ainsi à voir le jour grâce à l'arrivée de cette nouvelle version. Le changement pourrait toutefois avoir un impact sur le référencement.

Les impacts SEO du passage à l'IPv6

Qu'est-ce que l'IPv4 ?

Première version d'Internet Protocol, l'IPv4 est la communication sur Internet la plus répandue au monde. Elle permet d'attribuer simultanément 232 adresses web et se présente généralement sous la forme de nombres décimaux équivalant chacun à un octet et séparés par des points. Les adresses 192.168.1.122, 199.181.232.248 ou 246.1.137.421 sont des exemples d'IPv4, mais les nombres susceptibles d'être adressés doivent toutefois être compris entre 0.0.0.0 et 255.255.255.255. À noter que chaque domaine ou sous-domaine doit disposer d'au moins une adresse IP.

En référencement, l'IPv4 a donné lieu au concept des C-Blocks : les adresses IP dont les trois premiers octets sont identiques sont considérées comme étant issus d'un même C-Blocks. Il en est ainsi des adresses 192.168.1.122 et 192.168.1.123 ou des adresses 199.181.132.248 et 199.181.132.249. Quel impact sur le référencement ? Les anciennes croyances SEO voulaient que deux adresses IP issues d'un même C-Block soient liées et que les liens entre eux ne comptent donc pas en termes de PageRank. On se rend alors compte que près de 256 sites, correspondant à l'adresse xxx.xxx.xxx.0 jusqu'à l'adresse xxx.xxx.xxx.255, ne peuvent mettre en place une stratégie de linkbuilding entre eux, car les liens échangés n'auraient certainement aucun impact sur le référencement. Toutefois, il est fort probable que Google utilise désormais des signaux beaucoup plus pertinents pour positionner les sites présents dans son index. Les limites entre sites d'un même C-Block pourraient ainsi être moins importantes qu'autrefois.

Qu'est-ce que l'IPv6 ?

Si l'IPv4 ne comprend que quatre octets, l'IPv6 passe quant à lui à 16 octets. Ce type d'adresse se présente généralement sous la forme 2001:0db8:30af:01cd:450c:ff00:0042:8329 permettant d'obtenir une quantité infinie d'adresses. L'écriture hexadécimale a ainsi été privilégiée avec 8 groupes de 2 octets séparés par le signe « : ».

En termes d'architecture, l'IPv6 implique un déploiement sur l'ensemble de la chaîne Internet. Le protocole va du fournisseur de contenu à la plateforme utilisée par l'internaute pour se connecter. Google, Facebook, YouTube, Dailymotion, les smartphones ou les ordinateurs représentent dans ce cas quelques exemples des éléments de cette chaîne au même titre que les backbones ainsi que le fournisseur d'accès Internet.

Tout comme l'IPv4, l'IPv6 présente différentes catégories d'adresses se distinguant par leur préfixe. Les adresses en ::/8 correspondent à des adresses réservées ; celles en 2000::/3 correspondent à des adresses unicast, soit d'un hôte vers un autre hôte unique ; celles en fc00::/7 correspondent à des adresses locales uniques ; celles en fe80::/10 correspondent à des adresses locales lien ; et celles en ff00::/8 correspondent à des adresses multicast, soit une diffusion d'un hôte vers un groupe de destinataires.

Dans les prochaines années, la plupart des appareils ménagers seront connectés au réseau et nécessiteront une adresse IP. L'IPv6 pourra répondre à la demande étant donné que le protocole peut adresser une quantité inimaginable d'adresses. Les sites seront également nombreux à l'utiliser et bientôt l'IPv4 cèdera définitivement sa place à cette nouvelle version.

Le CIDR

La compréhension du CIDR est essentielle pour un usage optimal de l'IPv6. Ce protocole utilisant essentiellement le CIDR, sa maîtrise garantit la réussite du référencement. Son objectif se résume à réunir des réseaux de classe C en un bloc d'adresses afin d'unifier l'accès à ces réseaux. Chaque bloc d'adresses – les C-Blocks — est généralement défini par un préfixe suivi du signe « / » et du nombre de bits correspondant à la taille du bloc. Par exemple, 199.181.132/24 est une représentation du CIDR. À noter toutefois que plus le nombre après la barre oblique est petit, plus il y a d'adresses IP dans le bloc.

Le lien entre le CIDR et les C-Blocks est difficilement perceptible, toutefois il est important de déterminer si les liens échangés proviennent d'un réseau de FAI identique. Comme il a été mentionné précédemment, les liens échangés entre sites d'un même bloc n'influent aucunement sur le PageRank et une stratégie de linkbuilding allant dans ce sens n'aura certainement qu'un impact limité. L'idéal est donc de se concentrer sur la façon dont les adresses IP sont allouées aux Fournisseurs d'accès Internet qui obtiennent des blocs destinés aux sites clients. Avec l’IPv6, le nombre d’adresses IP pouvant être attribuées à chaque utilisateur est relativement important. Celui-ci a théoriquement la possibilité d’obtenir plus d’adresses que ne peut en proposer le protocole IPv4. Une telle quantité d’IP n’a cependant sa place qu’à l’ère de l’Internet des objets qui est désormais en route.

L’IPv6 et son impact SEO

Un serveur disposera d’autant d’IPv6 que de quantité de sites. Les 64 adresses IP de chaque bloc sont toutefois liées à un seul compte d’hébergement. Les adresses IPv6 en provenance d’un même FAI peuvent ainsi s’apparenter aux adresses IPv4 d’un même C-Block. On peut en déduire que les adresses IPv6 appartiennent probablement à une même entité ou organisation.

Comme on l’a dit plus haut, ce facteur ne sera probablement plus aussi important à l’avenir. Google ne le prendra en effet plus en compte pour le calcul du PageRank bien qu’il a longtemps été utilisé comme signal par les référenceurs n’ayant pas accès aux outils du moteur de recherche. Le C-Block ne doit donc pas être utilisé comme facteur de décision dans une stratégie de référencement. Si les sites référencés disposent d’une forte notoriété, sa prise en compte est encore moins utile. Il est cependant certain que l’IPv6 contribuera au positionnement d’un site sur Google en raison de sa relation étroite avec les blocs du protocole IP précédent. Cette évolution prendra certainement du temps, du moins tant que le passage définitif à l’IPv6 n’est pas entièrement effectif. Toutefois, les référenceurs ont alors la possibilité de se préparer à ce changement : les sites vont progressivement migrer vers le protocole IPv6 et améliorer naturellement leur référencement.

Nslookup est exécuté à partir de la ligne de commande pour savoir si l’activation de l’IPv6 est effective sur son site. Pour l’activer au niveau du DNS, l’utilisation d’un service d’hébergement tel que les serveurs dédiés de Free, OVH ou Gandi est nécessaire. Dans le cas de plateformes prenant en charge l’IPv6, un enregistrement de type AAAA doit être créé au niveau du DNS.

Voilà un article qui va peut-être par servir à grand chose pour le moment ;-).
Nous y reviendrons un peu plus tard sur le sujet.


Si vous ne trouvez pas la chronique correspondante à votre recherche, c'est peut-être l'occasion de la rédiger ;-)

Proposer ma chronique

Aimez-vous cet article ?

Nos réseaux préférés

Sur le même sujet

Ajouter un commentaire